Poupette la furette était douce comme de la soie

Article de 1 594 mots rédigé par | 26 février 2020

Au départ nous sommes en décembre 2010. Je venais de perdre une jeune furette putoisée, Mimi. Ainsi son jeune compagnon putoisé, Riri, se retrouvait un peu seul. Alors je décidai de lui trouver une nouvelle compagne.

Ainsi arriva Poupette la furette. Toute menue, elle avait deux objectifs dans la vie dont je parlerai plus loin.

Et toute la suite est de mémoire. Surtout le démarrage est à plus de neuf ans de distance aujourd’hui.

Poupette la furette après un bain

Où la trouver ?

Au même endroit que les deux autres furets. C’est à dire en animalerie, chez Truffaut à Herblay. A l’époque on en trouvait facilement en animalerie. Et ils en avaient 4 ou 5 à adopter. D’abord je ne voulais pas un autre mâle, pour éviter les conflits éventuels.

Ensuite Mimi était une furette très dynamique et même un peu casse-cou. Un peu trop pour Riri qui était bien plus tranquille. Donc j’ai voulu une furette moins agitée.

Après les avoir tous regardés, je me suis arrêté sur cette furette de 4 mois, blanc herminé aux yeux rubis. Surtout elle avait l’air assez calme, ce qui devrait être plus compatible avec le mâle.

L’intégration de la furette

Et Poupette la furette s’est très bien intégrée. Notamment elle s’est tout de suite bien entendu avec son nouveau compagnon.

Surtout dans une cage spacieuse à un étage, ils pouvaient vivre séparément ou ensemble, à leur gré. Dans la cage il faut aménager une litière, un couchage et un espace de jeu si possible. De préférence avec une ou deux plateformes en hauteur pour qu’il puisse explorer et se dépenser un peu.

Pour le couchage ça a été longtemps les hamacs. Sachez que les furets adorent ça. En forme de tunnel ou en carré. L’essentiel est qu’ils aient assez d’espace pour s’étirer de toute leur longueur ou pour se rouler en boule à leur gré.

Au tout départ je les nourrissais avec certaines croquettes. Mais ces croquettes étaient inadaptées au furet. Oui je sais c’est mal. Ensuite je me suis vite corrigé grâce à des bons sites Web et un bon livre de deux vétérinaires.

Au point que l’alimentation est rapidement devenue mon point fort. Avec des croquettes adaptées au furet, quand c’est incontournable. Mais surtout avec les proies : poussins d’un jour congelés, souris sauteuses congelées, vers de farine vivants et grillons vivants. Surtout vous savez que les proies sont la nourriture idéale pour un furet.

A son arrivée j’ai dû observer un jour de quarantaine, pour qu’elle s’habitue progressivement à son nouvel environnement. Ainsi les sorties ont commencé le lendemain. Une le matin et une le soir.

Enfin elle a pu s’intégrer facilement aussi grâce à son congénère. Parce que ça rassure tout de suite un animal qui se sent perdu en arrivant.

Maintenant il est temps de présenter la furette.

Qui était Poupette la furette ?

Poupette la furette est née le 28 juillet 2010 à l’élevage du Clos à Villeneuve S/Lot. Elle était blanche herminé aux yeux rubis. Autrement dit albinos.

Surtout elle avait le poil très fin et très doux, comme de la soie. Je la roulais en boule dans mes mains pour l’embrasser. Parce qu’elle était très agréable à embrasser.

Elle était gentille et sociable avec tout le monde. Et s’est très bien entendu avec ses deux congénères mâles.

Elle était moins vive, moins joueuse, moins exploratrice que ses deux compagnons. Et moins affectueuse aussi. Elle jouait avec eux mais sans déborder d’énergie. Et moins avec moi.

Surtout elle avait deux passions dans la vie : manger et provisionner. D’abord quand elle avait faim, elle avait tendance à stresser rapidement. Et elle se calmait dès que je lui amenais un poussin d’un jour ou une souris sauteuse. Ou encore quelques vers de farine ou quelques grillons vivants en apéritif. Bien qu’elle était focalisée sur la nourriture, son poids de forme était de 700 g. Alors qu’il peut monter à 900 g pour une furette. Et elle est toujours restée mince avec les côtes à fleur de peau.

Avez-vous déjà vu un furet manger une proie ? Il mange absolument tout, y compris la tête, les pattes, la queue, les poils ou les plumes. Ainsi il trouve dans ces proies les nutriments couvrant tous ses besoins alimentaires.

Ensuite quand elle était repue et qu’il lui restait un poussin dans la cage, elle se dépêchait d’aller le planquer sous le lit ou sous le frigidaire. Pour le manger plus tard. Ainsi elle se faisait un garde-manger de réserve. Au cas où la sécheresse s’abattrait brutalement sur mon appartement et la priverait de nourriture.

Stérilisée par chirurgie quand elle était furetone

Poupette a été stérilisée par chirurgie quand elle était furetone, avant ses quatre mois. En effet elle a subie une ovariectomie. Ce qui représente un risque supplémentaire de développer la maladie surrénalienne à l’âge adulte. Au même titre que la photopériode rallongée l’hiver par éclairage artificiel.

Je ne sais pas dans quelle mesure son énergie moindre n’était pas due à cette opération quand elle était furetone.

La longue période dorée

Après la rapide intégration de la furette, ce fût la belle et longue période où tout allait bien. Elle mangeait bien et s’entendait bien avec tout le monde. Poupette jouait bien.

Elle a rarement été malade. Une seule fois infectée par un ver. Mais le problème a été bien traité avec un vermifuge.

Une furette et un furet

Mais elle a toujours manqué un peu d’énergie et de curiosité. Elle n’explorait jamais l’appartement comme pouvaient le faire les mâles sans arrêt.
Et elle allait rarement provoquer son compagnon pour jouer. C’était eux qui allaient la provoquer pour s’amuser. De même elle ne venait jamais jouer avec moi. C’était moi qui allait la stimuler plusieurs fois à chaque sortie.

De plus elle avait du mal à attraper les grillons vivants par manque de vivacité ou sa cataracte la gênait déjà un peu. Il fallait que je l’aide pour qu’elle les attrape.

Surtout avec Nucléo, le mâle le plus dynamique, en sortie au bout d’une demi-heure elle allait s’endormir dans un coin.

Cette période dorée a duré des années jusqu’en juillet 2018. A partir de là elle a commencé à donner des mauvais signes.

La dégradation lente de sa santé

A cette date elle a commencé à faire ses besoins en dehors de sa litière. Occasionnellement.

Dans sa cage il y avait deux plateformes surélevées. En octobre 2018 elle commençait régulièrement à avoir du mal à les descendre. Au point que j’ai viré les plateformes.

Chaque année j’emmène mes furets chez le vétérinaire pour la vaccination contre la maladie de Carré et « le contrôle technique ». Ainsi en novembre je l’emmène chez une nouvelle vétérinaire spécialisée dans les NAC. Elle travaille à Herblay et à Pontoise.

La nouvelle vétérinaire dans le Val d’Oise

Et là, c’est la douche froide :

  • elle a une cataracte avancée à l’œil gauche
  • une insuffisance rénale
  • la durée de vie moyenne d’un furet est de 7 ans et Poupette à cette date a déjà 8 ans et 3 mois
  • de plus j’étais resté sur un âge limite de 14 ans pour un furet, même si c’est exceptionnel; alors elle m’a remis les idées en place : pour tous les furets qu’elle a soignés c’est neuf ans maximum avec des maîtres qui s’en occupent bien !
    Son confrère a confirmé. 10 ans est rarissime pour un furet.

A partir de là je savais que je pourrais la perdre bientôt ! C’est une information violente mais je préfère savoir en temps et en heure.

Ensuite elle est de moins en moins propre dans sa cage et dans ses sorties. Et au fil des mois elle finit par ne plus faire la différence entre sa litière et sa couche. Ou elle n’avait plus le temps d’y aller. Au point que j’ai viré le foin que je lui mettais en fond de cage.

J’ai lui ai remis son hamac pour maintenir son confort. Et voir si ça pouvait l’aider. En effet ça a marché pendant une période. Mais son incontinence est revenue. J’ai fait d’autres essais pour maintenir son confort qui n’ont pas donné de résultat assez longtemps.

Je lui ai administré 5 traitements qui lui ont fait du bien pendant plusieurs mois. Jusqu’à l’effondrement.

L’effondrement

En huit jours elle s’est affaiblie. Elle était moins énergique en sortie. Elle chutait souvent du train arrière. Je commençais à m’inquiéter. Et subitement elle mangeait beaucoup moins.

Ces deux signes inquiétants m’ont décidé de prendre rendez-vous sans attendre chez la vétérinaire. Elle a pu me recevoir en urgence.

La vétérinaire l’a auscultée et lui a fait une échographie. Elle a identifié plusieurs excroissances tumorales. Et qu’elle ne s’en remettrait pas.

Plutôt que de la maintenir en soins palliatifs pendant un jour ou deux, j’ai décidé de faire abréger ses souffrances, aussi difficile que ça puisse être.

Ainsi ma dernière furette s’est éteinte le 19 février 2019. Elle est partie rejoindre ses deux compagnons. J’étais plus attaché à elle qu’aux trois autres furets. Elle aura vécue 9 ans 6 mois et 22 jours.

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